L

e 6 mars dernier, la Compagnie des Alpes (l’exploitant d’une dizaine de domaines skiables d’altitude dont Tignes, Val d’Isère, Les Menuires, Serre-Chevalier ou encore Flaine, ainsi que du Parc Astérix, du Futuroscope, du Musée Grévin ou de Walibi Rhône-Alpes et Belgium), intégrait sa Raison d’Etre au sein de ses statuts : « « À la Compagnie des Alpes, nous nous engageons avec passion à offrir des moments exceptionnels de loisirs générateurs de liens et de bien-être et à créer des espaces à vivre alliant vitalité des territoires et transformation écologique. »

Dans le cadre de la mise en œuvre de cette Raison d’Être, la CDA vient d’annoncer 10 engagements et 5 renoncements, que Dominique Thillaud, son PDG, avait évoqués lors du salon Alpipro, fin avril à Chambéry. Les engagements sont notamment d’ordre écologique, avec notamment l’atteinte du « Net Zéro Carbone », la réduction de son impact sur les ressources et la biodiversité, sa participation à la gestion de la ressource en eau. Le tout via des mesures telles que l’élaboration de plans de transports bas carbone, la mise en place de récupération des eaux de pluie, le démantèlement des remontées mécaniques à l’abandon, la priorisation de la remise à neuf des appareils par rapport à la construction de nouveaux appareils,etc. Les engagements sont également d’ordre économique (contribuer à la ré industrialisation des territoires où la CDA est implantée, soutien aux projets d’innovation et d’accès aux loisirs), sociétal (faire émerger des idées pour accompagner l’évolution des montagnes françaises) et interne (accompagner la professionnalisation des collaborateurs et investir pour améliorer leur bien-être, les associer à la réussite de l’entreprise en déployant un dispositif d’actionnariat salarié).

Les renoncements sont tous liés au développement durable. La CDA s’engage ainsi à : ne pas faire d’acharnement lorsque l’évolution climatique rend non skiable une partie de ses domaines (pas de développement de la neige de culture là où les études d’impact ne valident pas les perspectives d’enneigement naturel suffisant à moyen terme) ; ne pas avoir recours aux dispositifs de fabrication de neige à température positive ; ne plus utiliser d’énergie fossile pour le carburant de ses dameuses et bus et le chauffage de ses bâtiments, dès lors qu’une alternative verte est possible ; ne proposer aucune extension nette de ses domaines skiables ; ne plus apporter son expertise à la création de nouvelles stations de ski ou skidômes, français ou internationaux, n’impliquant pas une part majoritaire significative de neige naturelle.

Photo de une : L’utilisation d’énergies renouvelables – comme ici des panneaux solaires sur le télésiège des Vallons, à Serre-Chevalier – va dans le sens d’auto-produire/d’auto-consommer, à l’échelle du Groupe, au moins 15 % de sa consommation électrique à horizon 2023 © Thibaut Durand.


Sources

Posté le
29.6.2023

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