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N NIVEAU DE PERCEPTION DU RISQUE TRES ELEVE

75 %des Français jugent que la situation de guerre est dissuasive pour voyager outransiter dans la zone. Ce niveau élevé d’inquiétude explique les ajustementsobservés ci-après démontrant ainsi, une nouvelle fois, que les voyages sontconditionnés avant tout par le besoin de sécurité.

Anoter, les catégories aisées et les clientèles urbaines expriment uneperception du risque plus élevée, respectivement établies à 90% et 78%. Côtérégion, c’est l’Occitanie qui rassemble la part la plus importante de personnesdissuadées de voyager ou de transiter par la Moyen-Orient avec 82% quand lapart la plus faible revient à la Région Hauts-de-France avec 69%.

 

DESAJUSTEMENTS ET DE L’ATTENTISME PLUTOT QUE DES ANNULATIONS

L’étuderévèle que 41 % des Français déclarent modifier leurs projets de vacances enraison de la situation géopolitique actuelle. Toutefois, la majorité (59 %)indique que cela ne change pas leurs intentions, traduisant à date, un impactlimité sur la demande touristique.

Parmiles Français ayant prévu de voyager, 27 % envisagent de faire évoluer leurs souhaits: 7 % annulent, 8 % modifient leur destination ou leurs modalités,12 %préfèrent attendre avant de réserver et 18% ne savent pas encore s’ilsréserveront pour ces destinations.

Àl’inverse, 55 % ne changent pas leur calendrier, confirmant que la dynamiquetouristique reste globalement solide et que les destinations du Moyen-Orientsont marginales pour les déplacements de tourisme.

 

LESFRANÇAIS PLACENT LA FRANCE EN PREMIERE DESTINATION DE REPORT

L’undes enseignements majeurs : Dès lors que les interrogés évoquent un changementde destination en lien avec le conflit, ils sont 21 % à déclarer vouloirprivilégier la France pour leurs vacances, plaçant l’hexagone comme premièreoption.  Ce report vers le territoirenational constitue une opportunité immédiate pour l’économie touristiquefrançaise, dans un contexte où les voyageurs recherchent davantage de sécuritéet de proximité. Ces évolutions pourraient représenter une opportunité sur le  court terme pour des destinations françaisesdisposant d’un potentiel d’attractivité de printemps telles que les domainesskiables bénéficiant encore d’un bon taux d’enneigement, les hôtels etrestaurants de certaines régions côtières et dans les arrière-pays, les parcs deloisirs qui vont prochainement débuter leurs saisons, mais également certains autressegments du marché comme les clientèles internationales et le tourismed’affaires.

 

«Cette étude montre que les Français n’abandonnent pas leurs projets de voyage :ils les adaptent. Le contexte international entraîne des arbitragesgéographiques, qui bénéficient directement à la destination France. C’est à lafois un signal de résilience du secteur et une opportunité pour renforcerl’attractivité de notre territoire à la fois pour les Français mais égalementpour les étrangers qui reporteront sur la France leurs voyages » - Dominique Marcel, Président de l’AllianceFrance Tourisme.

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Posté le
19.3.2026