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’Echo touristique : Le pic de la saison estivale touche à sa fin. Comment s’est passé l’été pour Belambra ?

Alexis Gardy : Nous avons vécu un été particulier, marqué par plusieurs éléments de contexte qu’il faut, selon moi, relever. D’abord, nous sommes définitivement sortis de la crise sanitaire, d’un point de vue opérationnel. C’est-à-dire que les clients ont eu accès, depuis la phase de commercialisation, à 100% de l’offre disponible sur le marché. L’été a également été marqué par des phénomènes météorologiques qu’on peut qualifier d’extrêmes, et qui ont pu orienter les choix des clients qui réservent en dernière minute tout l’été. Enfin, le sujet de l’inflation est bien concret. Si le budget « vacances » est sacralisé, on voit qu’il y a eu des arbitrages, et que la volonté de contrôle du budget est d’autant plus forte. En tenant compte de ces éléments, Belambra a passé un très bel été.

Votre activité est donc en croissance par rapport à l’été 2022 ?

Alexis Gardy : Nous sommes en croissance par rapport à la saison estivale 2022. Même si nous avions des attentes supérieures pour cet été. L’été n’est toutefois pas terminé. L’été indien qui s’ouvre s’annonce bien, notamment le mois de septembre. Nous avons plusieurs motifs de satisfaction. Nous avons enregistré une très forte activité en montagne, avec une croissance à deux chiffres. Nos sites implantés dans le sud-ouest et le sud-est ont également très bien fonctionné. Par contre, nous avons un peu de retard sur la Corse, où nous avons trois sites. Tous n’ont pas été à la hauteur de nos espérances.

Le prix de l’aérien semble avoir refroidi une large partie du marché…

Alexis Gardy : Sur toutes les destinations, le prix du transport a été déterminant cet été. C’est d’ailleurs ce qui fait l’une des forces de Belambra. Nous opérons uniquement en France, dans des destinations qui sont (presque) toutes accessibles en voiture et même en train. Dans un contexte où le budget est surveillé, c’est un avantage face aux destinations accessibles par voie aérienne. De façon plus générale, le produit « club tout inclus » incarne une arme anti-inflation, pour maîtriser son budget et éviter les mauvaises surprises.

Belambra est pourtant engagé dans une stratégie de montée en gamme qui implique une augmentation sensible des tarifs. Avec ce contexte inflationniste, n’éloignez-vous pas une partie des clients de vos produits ?

Alexis Gardy : Notre stratégie, qui a donné lieu à une nouvelle segmentation de notre offre, prévoit d’avoir trois catégories de sites, dont la catégorie « 3B ». Nous sommes attachés à cette proposition, et les prix n’ont quasiment pas augmenté dans cette catégorie. C’est aussi dans la perspective de chercher du volume. Pour le reste de notre offre, il ne s’agit pas d’une hausse de prix sèche. Nous apportons de la valeur ajoutée. Par exemple, nous investissons 50 millions d’euros dans la rénovation de nos sites. Nous avons repensé notre offre de restauration, avec davantage de points de vente ; nous augmentons notre offre sportive avec, par exemple, la construction de terrains de padel. Nous sommes donc toujours confiants dans la pertinence de notre stratégie, et la croissance de notre activité cet été nous conforte.

La France demeurera votre seul terrain de jeu ?

Alexis Gardy : Nous sommes concentrés sur la France. Nous venons de publier une étude, réalisée par l’Ifop, sur les attentes des Français pendant leurs vacances d’été. Pour près de 70% des interrogés, la destination France demeure privilégiée. Donc, qu’on soit en crise sanitaire ou non, que l’inflation soit forte ou non, la France demeure une destination touristique de référence pour les Français et à l’international. Et ça, c’est une très bonne nouvelle pour Belambra.

L'écho Touristique

Posté le
23.8.2023

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