n juin 2026, l'hôtellerie française accélère nettement à l'entrée dans la haute saison, conjuguant volume et prix moyen. Côté hébergeurs, le taux d'occupation (TO) progresse de +1,2 point à 79,4 %, les prix moyens (PM) de +2,0 % à 154,3 € HT (dans un environnement d'inflation à +1,8 % selon l'INSEE) et le RevPAR de +3,6 % à 122,5 € HT. Sur deux ans, le RevPAR s'envole de +18,4 % vs juin 2024, confirmant une dynamique structurelle très favorable au seuil de l'été.
La France fait légèrement mieux que la moyenne européenne (RevPAR +3,6 % contre +3,4 % pour l'Europe). Paris intra-muros marque une pause (RevPAR −0,8 % à 260,7 €) : le TO reste très élevé (90,4 %, +0,9 pt) mais le PM recule (−1,8 % à 288,5 €), sous l'effet de base du Salon du Bourget (juin 2025, biennal, absent en 2026). L'Île-de-France hors Paris poursuit sa montée en puissance (RevPAR +3,7 % à 99,9 €, TO +2,3 pts) et la Province accélère fortement (RevPAR +6,2 % à 99,0 €). Par segment, le haut de gamme & luxe mène toujours (RevPAR +4,1 % vs juin 2025, avec 328,0 €, +24,4 % vs 2024), devant le milieu de gamme (RevPAR +3,5 %) et l'économique (RevPAR +3,3 %) ; le super-économique progresse plus modestement (RevPAR +1,4 % à 47,9 €).
En régions, Provence-Alpes-Côte d'Azur domine (RevPAR +9,8 % à 207,3 €), portée par le Grand Prix de Monaco (Nice RevPAR +16,1 % à 286,4 €, Cannes RevPAR +7,2 %). La Corse brille (RevPAR +9,7 % à 163,2 €) et l'Auvergne-Rhône-Alpes rebondit (RevPAR +7,7 %), aidée par la canicule de fin juin qui a dopé la montagne (Alpes du Nord RevPAR +20,9 %). À l'inverse, l'Occitanie (RevPAR −1,5 %) et le Grand Est (RevPAR −0,9 %, Strasbourg RevPAR −7,2 % sous effet de base congrès 2025) restent en retrait ; les Pyrénées décrochent (RevPAR −16,3 %).
Sur le premier semestre cumulé, le RevPAR France s'établit à 82,4 € HT (+3,0 % vs N-1, +7,9 % vs 2024). Les réservations enregistrées à compter du 20 juillet, sur les douze semaines suivantes, confirment une demande estivale qui se constitue tardivement (dernière minute), avec une visibilité encore incertaine sur la première quinzaine de septembre.
