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es vacances de la Toussaint, qui se sont étendues du 21 octobre au 6 novembre, ont incité de nombreux Français à organiser des séjours dans l’Hexagone. Une bonne fréquentation également portée par les clientèles internationales qui apprécient de découvrir la France aux prémices des fêtes de fin d’année. Tout autant d’occasions qui ont permis à l’ensemble des hôteliers d’enregistrer de bonnes performances, même si les zones urbaines se démarquent des zones rurales. Contrairement au mois précédent, ce sont les hôteliers du Nord et de l’Est qui tirent leur épingle du jeu tandis que les hôtels du Sud enregistrent un dynamisme moins marqué. Si le taux d’occupation à l’échelle nationale s’établit à 62,7%, signant une belle performance pour l’ensemble des hôteliers, il demeure en-deçà des niveaux des années précédentes. En effet, ce taux affiche un recul de -0,2 points par rapport à 2022 et de -3,2 points par rapport à 2019.

La France affiche toutefois un RevPAR de 68,9 euros, soit une hausse de 4,7% par rapport à 2022 et de 13% par rapport à 2019. Une performance rendue possible grâce à l’augmentation du prix moyen (+18,8% vs 2019) dans un contexte inflationniste grandissant.

Sur l’ensemble du pays, seules les Régions n’atteignent pas leur niveau de fréquentation de 2019 (-0,7 pts) tandis que Paris les dépasse de +1,6 points. Mais grâce à une évolution du prix moyen de +5,3% par rapport à 2019, la plus forte hausse toutes zones confondues, les Régions affiche un RevPAR de 50,1euros soit une hausse de 4% par rapport à 2022 et de 11,2% par rapport à 2019.

Les régions du Sud sont parmi les régions avec le taux d’occupation les plus bas, comme la Corse (43%), la Provence-Alpes-Côte-d’Azur (52,9%) et la Nouvelle-Aquitaine (54,9%) tandis que l’Ile-de-France (72%),l’Auvergne-Rhône-Alpes (65,3%) et le Grand Est (61,4%) affichent une fréquentation soutenue tout le long de ce mois de novembre.

Seule la Bretagne renoue avec ses niveaux de fréquentation pré-pandémiques (+1,4%)tandis que certaines régions ont encore du chemin à parcourir, comme l’Ile-de-France (-5%), la Corse (-4,7%) et les Hauts-de-France (-4,3%).D’autres régions se rapprochent grandement des niveaux de 2019, dont l’Auvergne-Rhône-Alpes (-0,6%), le Centre-Val-de-Loire (-1,3%) et la Normandie(-1,5%). Le littoral atlantique bénéficie donc d’un pouvoir d’attractivité sur les ailes de saison, dans la lignée des actions mises en place par ces destinations pour promouvoir le tourisme 4 saisons. Un grand nombre des métropoles françaises semblent également être en perte de vitesse par rapport à l’année passée, à l’exception de Lyon (+4,7 pts), Nantes (+3,1 pts), Nice (+1,9pts), Paris (+1,1 pts) et Strasbourg (+0,1%). Au regard de 2019, seules Lyon et Rouen renouent avec leurs niveaux de fréquentation pré-Covid, +0,6 points pour les deux villes.

Alors que les régions du Sud de la France affichaient les meilleures performances au cours du mois d’octobre, la tendance semble s’inverser en novembre. L’Auvergne-Rhône-Alpes et le Grand Est tirent notamment leur épingle du jeu avec des performances en nette évolution par rapport à 2019 et 2022. Cette tendance devrait se poursuivre durant le mois de décembre avec l’ouverture des traditionnels marchés de Noël d’Alsace qui attirent chaque année des millions de touristes nationaux comme internationaux.

Les perspectives de la saison d’hiver 2023-2024 dans les Alpes sont plutôt positives : la majorité des domaines skiables alpins affichent des taux de réservation en hausse par rapport à l’an dernier sur les deux semaines de vacances d’hiver. Logiquement, le taux de réservation pour la première semaine (entre Noël et le nouvel an) est plus important que la deuxième semaine. Sur certains domaines comme Chamonix-Mont-Blanc ou Paradiski, il atteint voire dépasse les 90% à la mi-novembre.

Télécharger l'observatoire économique du tourisme ici

Posté le
30.12.2023

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