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epuis la fin des dernières restrictions liées à la pandémie de Covid-19, et dans le contexte d’une reprise de l’activité touristique plus forte et plus rapide que prévu, l’industrie du tourisme et des voyages est confrontée à une vague de remises en question sans précédent dans son histoire.

La crise sanitaire a non seulement accéléré les mutations transversales profondes quitraversent l’ensemble de la filière mais également exacerbé le rapport devenu complexe etambivalent de nos sociétés modernes au fait touristique.

Les modes de consommation des jeunes âgés de 18 à 34 ans étant susceptibles de structurer significativement la demande touristique dans les prochaines années, l’Alliance France Tourisme a souhaité réaliser une étude afin d’analyser leurs comportements de voyages, dans un contexte marqué par l’inflation et une situation géopolitique complexe.

Quelles sont les pratiques des jeunes français âgés de 18-34 ans aujourd'hui ?

Le temps des voyages, du tourisme et des vacances d’une manière plus large est par définition un temps à part : à part dans le calendrier, car il rompt avec le quotidien scolaire ou professionnel ; à part car il est souvent l’occasion de dépaysements plus ou moins lointains, et enfin à part, dans les étapes de vie des individus mêmes.

Les voyages ont souvent une dimension initiatique et sont des moments où traditionnellement le jeune part en dehors de sa famille et de ses repères habituels. L’étude nous apprend que L’âge du premier voyage sans parent (hors colonies de vacances ou voyages scolaires) est pour 43% des jeunes Français situé entre 18 et 21 ans, et pour 27% d’entre eux a eu lieu entre 14 et 17 ans.

Premier constat : La période de crise sanitaire qui s’achève n’a pas tari leur désir de voyages à but touristique, de loisirs ou de découvertes (5 jours minimum, à l’étranger ou non)

Au cours des trois dernières années, les jeunes ont en majorité voyagé, malgré les restrictions liées à l’épidémie de Covid et au confinement, puisque 33% d’entre-deux sont partis une ou deux fois, 32% entre trois et cinq fois, et 15% au-delà de six fois.

Toutefois, 19% de jeunes ne sont pas partis en vacances du tout, soit un 1 sur 5.

Ils aspirent pour les trois années à venir d’augmenter le nombre de départs en vacances puisque 37% pensent partir entre une et deux fois et 35% entre trois et cinq fois. Seulement 11% ne pensent pas partir du tout.

On notera que si au global 89% des jeunes gens âgés de 18-34 ans comptent voyager et faire au moins 1 séjour ou voyage au cours des 3 prochaines années, ce taux est significativement supérieur auprès des Parisiens (94%) ainsi que des CSP+ (95%)

La France et le voyage de proximité demeurent leur priorité pour les voyages à venir dans les trois prochaines années :49% de jeunes souhaitent privilégier la France plusque d’habitude, 44% souhaitent voyager plus en Europe qu’habituellement, les destinations lointaines ne sont qu’à 29% prévus plus qu’habituellement.

Ici encore on peut noter que les Parisiens sont plus nombreux dans ce cas (37%) que leshabitants de zones rurales et peuplées de moins de 2000 habitants (22%).

On note aussi que les plus jeunes (18-24 ans) déclarent qu’ils iront en Europe plus qu’habituellement (50%), de même que leurs ainés de 25-34 ans mais dans des proportions moindre (41%). Ces derniers iront plus que les autres en France (53% vs 49% sur l’ensemble dela population interrogées).

Nous notons à ce titre que l’Europe semble bien être devenue l’échelon de proximitéjeunes, tandis pour les générations précédentes les vacances de proximité représentent lesvacances en France.

Quant à cet été, les 18-34 ans prévoient de rester en France à une large majorité de 49% et en Europe à 37%. Les destinations lointaines ne seront pas privilégiées cet été encore par ces jeunes (Asie 10%, Amérique du Nord 10%, Amérique du sud 9%, Amérique centrale 6%).

Financements, transports, hébergements, types de vacances préférées : petite cartographie

Des voyages principalement financés par le travail et l’épargne - Tandis que la majorité des jeunes affirment travailler tout au long de l’année à 55% - dont 42% pour les 18 à 24 ans (22% des 18/24 ans disent effectuer des courtes missions pour financer leurs vacances) et 64% pour les 25 à 34 ans - ou épargner (56%) pour pouvoir financer leurs vacances, ils sont seulement 15% à déclarer recevoir une aide financière de leurs parents pour prendre en charge leur séjour, dont 28% pour les 18/24 ans et 7% pour les 25/34 ans.

Les chèques vacances sont présents dans le financement de ces vacances - 15% : dont 11% pour les 18/24 ans et 18% pour les 24/34 ans - ainsi le taux peu élevé interroge sur l’accessibilité de ces chèques à l’égard des jeunes qui pourrait utilement en bénéficier.

Transports : la voiture et l’avion privilégiés sur le train - Parmi les moyens de transports utilisés pour se rendre sur leur lieu de vacances, les jeunes Français privilégient nettement la voiture (65%), suivie par l’avion (54%) et le train (35%). Il est à souligner que le covoiturage est pratiqué par seulement 10% d’entre eux.

La voiture est donc encore largement utilisée lors des déplacements pour les voyages et vacances. C’est particulièrement le cas auprès des 25-34 ans (69%, à titre de comparaison pour les 18/24 ans c’est 58%) et tout particulièrement auprès des 31-34 ans (75%), des CSP+ (69%) et des personnes habitant en zone rurale (82%). Ces taux importants illustrent à nouveau la prédominance de la voiture dans les déplacements face à des offres de transports alternatifs et plus durables, sûrement insuffisants en termes de maillage du territoire, de variété de prix ou de praticité d’accès.

L’hôtellerie premier mode d’hébergement, des auberges de jeunesse délaissées - En ce qui concerne leur mode d’hébergement à destination, les jeunes générations déclarent préférer majoritairement l’hôtel, que ce soit pour un long (51%) ou pour un court séjour (53%). Viennent ensuite les locations touristiques via des plateformes : Airbnb a pris une grande importance pour eux (40% pour un court ou un long séjour, dont 36% pour les 18/24 ans et 43% pour les 25/34 ans), puis l’hébergement en famille ou chez des amis (23% pour un long séjour et 27% pour un court séjour). Le camping est privilégié pour seulement 24% des jeunes en long séjour et 20% pour un court séjour.

De ces chiffres, soulignons trois tendances qui, si elles semblent évidentes, sont clairement exposées par les jeunes gens interrogés : les locations de vacances sont significativement préférées pour un long que pour un court séjour (31%vs 21%) ainsi que les campings dans lesquels on préfère aller pour un long que pour un temps court (24% vs 20%). A contrario c’est au sein de la famille ou chez des connaissances qu’on préfère loger lors d’un court séjour (27% vs 23% pour un long séjour).

Enfin, malgré les efforts réalisés ces dernières années pour réinventer et mieux valoriser ce mode d’hébergement auprès de cette cible de clientèle, les auberges de jeunesse sont clairement délaissées par les jeunes générations, puisque 7% seulement souhaitent y résider pour un long séjour et 8% pour un court séjour (chiffre identique pour 18/24 ou pour les 25/34 ans).

Ces résultats peuvent amener à s’interroger sur l’adaptation des types d’hébergementprofessionnels adressés aux jeunes et leur adaptation.

Priorité aux vacances à la mer, au calme et à la déconnexion - Les vacances préférées des jeunes sont pour une grande majorité les vacances à la mer (55%), et celles faisant le plein de calme et de la déconnexion (43% - dont 35% pour les 18/24 ans et 48% pour les 25/34 ans),

Il est intéressant de noter que se dessine ici une différence claire entre les plus jeunes, âgés de 18-24 ans et ceux dans un âge plus mature, les 25-34 ans.  En effet, si tous s’accordent sur les priorités de mer et de calme déconnecté comme éléments essentiels pour leurs vacances préférées, les plus jeunes sont significativement moins nombreux que leurs aînés à le mettre enavant. Pour la mer ce sont 59% des 25-34 ans qui l’ont plébiscité mais « seulement » 49% des 18-24 ans. Pour le calme et la déconnexion les taux sont de 48% contre 35%. Ainsi, les priorités sont les mêmes mais dans des mesures légèrement différentes.

Viennent ensuite, à égalité, les vacances de circuits, découvertes, de parcs de loisirs et d’animation (31%), puis celles de la montagne (30%), de la ville (28%), de la campagne (26%), d’activités culturelles, festivals et grands rassemblements (25%), d’échanges linguistiques et culturels (19%), de missions humanitaires, de tourisme social et solidaire (9%).

Des jeunes dans un schéma de reproduction familiale, ils voyagentdans le même type de lieux que ceux visités durant l’enfance

La reproduction semble se faire dans un double mouvement à la fois sociétal et familial.

Au niveau sociétal : cette reproduction se voit au niveau des jeunes gens dans leur ensemble et de manière globale, tous types de vacances considérés : ainsi et par exemple, les jeunes Français partaient à la mer avec leurs parents et les privilégient dans les mêmes proportions dans leurs projections futures. Que ce soit pour des vacances à la campagne, à la montagne, au ski, en ville ou dans des parcs d’attraction, ces destinations vacances restent des « valeurs sures » pour ces générations.

Si enfants, les jeunes Français partaient à la mer (55%), ils prévoient pour leurs vacances d’avenir de continuer à fréquenter les plages (51%). 21% fréquentaient la montagne en été et prévoient d’y retourner à l’avenir selon les mêmes proportions (24%). Et alors que la campagne était le lieu de destination d’enfance pour 22% des jeunes, ils déclarent vouloir y retourner dansles exactes mêmes proportions (22%). Autre type de destination : 20% des jeunes déclarent avoir fait des visites dans les villes enfant et de manière similaire, ceux-ci envisagent de visiter des destinations urbaines à l’avenir (21%). Idem pour les vacances à la neige pour lesquelles 17% ont indiqué qu’ils partaient au ski enfants et presque autant indiquent qu’ils souhaiteront yaller à l’avenir (16%). Enfin 16% des jeunes Français âgés de 18-34 ans ont fréquenté les parcsd’attractions dans le cadre de leurs loisirs de vacances quand ils étaient enfants, et 16% également prévoient de fréquenter à l’avenir les parcs d’attraction.

Au niveau familial et personnel : il est intéressant de constater, que les jeunes sont dans un schéma de reproduction familiale, puisqu’en effet, les résultats du sondage mettent en exergueque la typologie de leurs vacances d’enfance sont précisément celles qu’ils privilégieront à l’avenir dans des proportions significativement importantes. Ainsi alors que le taux de ceux qui souhaitent privilégier les vacances à la mer est de 51%, il monte à 69% auprès de ceux qui y allaient enfants. Autre exemple : si 22% souhaitent privilégier des vacances à la campagne, il monte à 47% auprès de ceux qui y allaient enfants avec leurs parents. Pour le ski les différences sont également notables : 16% chez les jeunes en général et 39% auprès de ceux qui ont connu les vacances sportives à la neige dans leur enfance. On peut multiplier les exemples sur toutes les destinations de vacances : le fait de l’avoir fait enfant avec les parents est de bon augure pour les vacances à venir quand on est devenu adulte.

Signe des évolutions du secteur du tourisme et de la diversité des offres sur les dernières années, il ressort de l’enquête que les jeunes Français dans leur ensemble aspirent à voyager plus loin que ce qu’ils ont connu durant leur enfance : en Europe (23% durant leur enfance contre 40% à l’avenir) et hors Europe (14% durant leur enfance contre 32% à l’avenir). On note aussi l’évolution de deux autres types de destinations : les jeunes aspirent plus à des vacances en festival et en croisière à l’avenir : ainsi, si 6% déclarent qu’ils allaient en festival enfants ils sont 11% à projeter de telles vacances et si 4% allaient en croisière 10% déclarent qu’ils privilégieront ces destinations à l’avenir.

Quant à « L’esprit des vacances » : s’ils partaient dans leur enfance avec leurs familles restreintes pour 58% d’entre eux, il apparaît qu’ils partent aujourd’hui à 51% avec ce même cercle. Il en va de même de ceux qui passaient leurs vacances en famille élargie, en « tribu » ou entre amis (27%) et qui continuent de le faire dans des proportions similaires (32%). Ces tendances, plébiscitant assez largement hier comme aujourd’hui famille restreinte et élargie sont à moduler légèrement toutefois et des différences significatives sont à noter : les jeunes Français sont significativement moins nombreux à indiquer qu’ils partent aujourd’hui avec leur famille restreinte et plus nombreux qu’ils partent en famille élargie incluant aussi bien amis que la notion de tribu.

On notera également que les reproductions indiquées plus haut s’appliquent également à cet «esprit » des vacances. Plus on a connu un type et plus on aura tendance à le reproduire.

Enfin une dernière tendance est peut-être à l’œuvre : le désir de solitude. 20% des jeunes gens ont déclaré qu’aujourd’hui pour l’esprit de ces vacances ils souhaitaient être « seul autant que possible » (28% chez les Parisiens). 13% ayant indiqué que c’était le cas quand ils partaient avec leurs parents.

Des vacances en famille clairement privilégiées - Si les jeunes générations aiment voyager dans des proportions notables avec des amis (35%) ou avec un conjoint (46%), il est tout à fait remarquable qu’ils soient 57% à déclarer préférer les vacances en famille (63% auprès des femmes et 64% auprès des 31-34 ans)

Une telle proportion interroge : quelles sont les raisons d’un tel phénomène ? Est-ce lié aux conséquences de la crise sanitaire sur leur niveau de sociabilisation ? Les peurs générées par l’épidémie les ont-ils significativement orientés vers leurs aînés ? Comment le secteur doit-il appréhender ce phénomène et quelles conséquences en tirer, notamment en termes d’adaptation de l’offre à la demande touristique ?

Un regard peu critique et nuancé sur le mode de consommation de leurs parents : Quel regard les jeunes portent-ils sur la manière dont leurs parents voyagent ou voyageaient ? Sont-ils critiques ou reproduisent-ils globalement les mêmes comportements ?

La réponse est sans appel : de manière globale, 70% d’entre eux portent un regard peu critique et nuancé sur les comportements de voyage de leurs parents, puisque 31% déclarent y adhérer complètement (dont pour les 18/24 ans à 35% et pour les 25/34 ans à 28%) et 39% affirment se comporter globalement de la même manière tout en précisant vouloir changer certaines choses (dont pour les 18/24 ans à 42% et pour les 25/34 ans à 37%).

Dans le détail, certaines réponses peuvent surprendre.

Dans ce cadre, et par rapport à leurs parents, ceux qui n’adhèrent pas à 100% et ont changéleurs pratiques, les jeunes :

  • affirment majoritairement partir plus que leurs parents en avion (35%), le faire tout autant (29%), le font moins (20%), ne pas l’avoir fait avec leurs parents et continuer de ne pas le faire (16%).
  • disent partir en vacances en train autant que leurs parents (33%), le faire davantage (28%), le faire moins (17%), ne pas l’avoir fait avec leurs parents et continuer de ne pas le faire (22%).
  • confirment prendre autant la voiture que leurs parents pour partir en vacances (49%), partir davantage en voiture que leur parents (19%), le faire moins (26%), ne pas l’avoir fait avec leurs parents et continuer de ne pas le faire (5%).
  • partent tout autant que leurs parents en vacances en France pour la plupart d’entre eux (48%), certains disent partir davantage en France sur le territoire français que leurs parents (25%), une partie des jeunes disent moins partir en France que leurs parents et privilégient donc l’étranger pour les vacances (18%).
  • A 38% affirment partir plus à l’étranger que leurs parents, 32% le faire autant, 18% le faire moins et 12% ne pas l’avoir fait et continuer de ne pas le faire.
  • A hauteur de 38% visitent autant que leurs parents des lieux peu fréquentés, 33% le font davantage, 29% le faisant moins ou, ne l’ayant jamais fait continuent ainsi.
  • Pour 35% d’entre eux logent autant que leurs parents à l’hôtel, en pension et en club, alors 31% le font plus et 18% résident moins dans ce type d’hébergements que leurs parents. Alors 12% disent qu’ils ne le faisaient pas et qu’ils continueront de ne pas le faire.
  • A hauteur de 31% disent qu’ils résident moins que leurs parents en camping etmobil-home, 26% le font autant et 16% seulement des jeunes résident plus que leurs parents dans ce type d’hébergements de plein air. 26% affirment quant à eux qu’ils ne le faisaient pas et qu’ils continueront de ne pas le faire.
  • Concernant le séjour dans des locations de vacances, 44% louent des résidences de vacances tout comme leurs parents, 25% le font davantage, 21% le font moins et 10% des jeunes affirment qu’ils ne le faisaient pas et qu’ils continuerontde ne pas le faire.

Il apparaît globalement des évolutions intimement liées à l’époque et aux évolutions du tourisme lui-même que les jeunes générations auraient adopté : de manière significative les jeunes de 18-34 ans indiquent partir plus à l’étranger et en avion et moins loger en camping ou mobil home. Ils indiquent aussi clairement que la France (et la voiture) sont des marqueurs importants avec lesquels ils sont loin de déroger car ils le font autant que leurs parents.

Dans le choix du transport, des déterminants écologiques certainsmais relatifs

Il ressort de l’enquête que l’impact écologique détermine en très grande majorité le choixdu mode du transport des jeunes générations (toujours à 17% souvent à 36%, rarement à 31%,jamais à 16%).

Pour autant, dans l’hypothèse où un billet d’avion leur était offert pour passer un weekend dans une destination européenne, 60% accepterait cette offre et 27% probablement. Dans ces 87% marquant une forte acceptation, on note des différences en fonction des tranches d’âge. En effet les plus jeunes sont significativement moins nombreux (84% chez les 18/24 ans) que leurs aînés âgés de 25-34 ans à accepter une telle offre (87% et90% auprès des 31-34 ans).

A la question du choix de mode de transport en fonction de son coût, indépendamment de la durée du voyage, le prix l’emporte pour la grande majorité d’entre eux : 52% des jeunes disent que c‘est souvent le cas, 32% toujours, 12% rarement et 4% jamais.

Ils sont 17% à privilégier les mobilités douces et 30% à plutôt les privilégier. A prix et temps devoyage égal, ils préfèrent prendre le train (24% tout à fait, 33% plutôt).

Leur choix de transport se porte de manière certaine sur des compagnies qui agissent enfaveur du développement durable pour seulement 14% d’entre eux, et plutôt pour 26% d’entreeux.

Le choix de la destination se porte de manière certaine sur la France ou l’Europe, quiinduisent un transport moins carboné, pour seulement 16% d’entre eux et plutôt pour 32%.

L’accessibilité du lieu de vacances par rapport au domicile constitue, enfin, un critèredéterminant pour les jeunes dans 18% des cas et de manière moins certaine dans 37% descas.

Ainsi, de manière globale, s’applique pour plus d’un jeune sur deux le fait de préférer prendre le train à prix et temps de voyage égal pour moins polluer (57%), le fait de choisir des lieux de vacances facilement accessibles depuis leur domicile (55%) ou d’avoir plus envie de voyager loin depuis la crise sanitaire (50%).

Un contexte d’inflation conséquent pour le budget vacances desjeunes

Dans un contexte inflationniste, les jeunes générations sont 56% à prévoir deréduire leur budget vacances (53% pour les 18/24 ans et 58% pour les 25/34 ans).

La réduction du budget dédié aux vacances portera prioritairement sur :

  • le coût de l’hébergement à destination à 39% (dont 38% pour les 18/24 ans et 39% pour les 25/34 ans),
  • le nombre de départs à 37% (significativement différent auprès des 25/34 ans, 40% versus les 18/24 ans 30%),
  • le shopping fait sur place à 33% (dont 31% pour les 18/24 ans et 35% pour les 25/34 ans),
  • le nombre de déjeuners ou de dîners au restaurant à 32% (dont 28% pour les 18/24 ans et 34% pour les 25/34 ans),
  • le fait de partir moins loin et d’utiliser des trajets moins onéreux à 31%
  • une réduction de la durée des vacances à destination à 30% (significativement différentauprès des 25/34 ans, 33% versus les 18/24 ans 25%),
  • la réduction du nombre d’activités sur place pour 26% d’entre eux (dont 23% pour les 18/24 ans et 28% pour les 25/34 ans).

Dans un contexte d’inflation et de post Covid, s’ils sont nombreux à se projeter et déclarer vouloir voyager et faire du tourisme au cours des 3 prochaines années, les jeunes Français, à l’image de leurs aînés et de la société dans son ensemble va jouer sur toutes les possibilités et adopter des arbitrages variés (partir moins, moins cher, moins loin et limiter les postes budgétaires dits « accessoires ») pour continuer à projeter des voyages à but touristique, de loisirs ou de découvertes.

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Télécharger la note de l'Alliance France Tourisme

Posté le
7.5.2023

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